mardi 16 octobre 2012

Tunisiana Web Awards, ou comment mobiliser toute la toile avec une petite compétition


Je n’ai pas pu m'empêcher de donner mon avis sur l’évènement qui s'est passé il  y a quelques jours. C'est le Tunisiana Web Awards, et contrairement à mes articles précédents celui-ci est un article des compliments.
Les marques sont de plus en plus conscientes de l'importance des réseaux sociaux ou plutôt de l’importance des  leaders d'opinion sur les réseaux sociaux en d'autres mots des influents. De ce fait ils sont en continuelle quête des meilleurs techniques et  moyens pour mieux contrôler leur e-réputation tout en profitant  du potentiel  de ces influents.
Tunisiana en une seule action a pu mobiliser tous ces influents pour créer un buzz sans précédent. L’idée est très simple une petite compétition  entre les leaders d'opinion sur  les réseaux sociaux dont  l’enjeu n’est pas aussi important (un smartphone, un trophée et un bisou de la part de kenza Fourati). Les gens qui ont préparé cet évènement  connaissent très bien la nature de la relation entre les différents blogueurs qui se caractérise par une petite jalousie où chacun se croit le meilleur ou encore des conflits entre certains d’entre eux. Donc ils ont joué sur ce point et je pense qu’ils ont réussi.
En effet, après la nomination des candidats la plupart d’entre eux ont entamé une campagne « électorale »  où ils ont demandé à leurs fans qui se comptent  par milliers de voter pour eux, et du coup on a passé toute une semaine ou plus où tout le monde sur la toile ne parle que de cet évènement organisé par Tunisiana.
Un autre point, à mon avis, qui a contribué à la réussite de cet évènement c’est que parmi les organisateurs on trouve les amis des candidats qui sont eux aussi des blogueurs, ce qui a crée un climat de confiance entre eux et à susciter les candidats  à faire un effort supplémentaire pour réussir cet évènement.
Certes, Tunisiana a voulu récompenser les meilleurs blogueurs et encourager les autres à s’exprimer, mais aussi elle a voulu profiter de leur notoriété.
Cet évènement montre qu’il faut bien profiter des avantages offerts par les réseaux sociaux et dépasser la simple présence par une petite publicité sur ces sites ou par un petit bonjour adressé aux abonnés de la page facebook ou le compte tweeter, en proposant de nouvelles idées qui ne coûtent pas grande chose mais qui peuvent apporter beaucoup à la marque.
Personnellement j’ai trop apprécié l’initiative, Tunisiana a pu se distinguer par rapport  à ses concurrents, elle a montré qu’elle peut créer de la valeur avec une idée simple mais bien étudiée.
Enfin, j’espère que cette action aura un effet positif sur le chiffre d’affaire de l’entreprise, car je pense que cet argument reste  le meilleur pour convaincre les dirigeants de l’entreprise à refaire cet évènement.





dimanche 15 avril 2012

Qu’est ce qui se passe en Tunisie ?


La situation en Tunisie est de plus en plus floue, on a commencé par l’initiative de BCE et des ex rcdistes en passant par la répression du ministère de l’intérieur pour finir avec les « milices » d’Ennahdha. La question que je pose chaque jour, qu’est ce qui se passe réellement en Tunisie, mais malheureusement je n’arrive pas à répondre à cette question.
On ne peut pas répondre à cette question avec un gouvernement qui, jour après jour, montre qu’il est incapable de gérer la situation du pays, un gouvernement qui trouve dans l’accusation des opposants une solution pour s’échapper de sa responsabilité.
On ne peut pas répondre à cette question avec une opposition comme la nôtre, une opposition qui n’a pas hésité à assister à l’initiative des rcdistes, une opposition qui a montré dans ses congrès qu’elle n’est pas démocrate, une opposition qui ne cherche que son propre bien.
On ne peut pas répondre à cette question avec une élite qui au lieu d’améliorer le niveau des débats ne cesse de le rendre plus médiocre, une élite qui partage les rumeurs et qui encourage la bassesse, une élite hypocrite qui prétend défendre les droits de l’homme mais en réalité elle ne défend que les droits de ses semblables.
On ne peut pas répondre à cette question avec toutes ces mascarades dans l’assemblée constituantes et  avec des députés irresponsables.
On ne peut répondre à cette question avec des médias qui sont loin d’être crédibles et objectifs, des médias qui n’hésitent pas à diffuser des rumeurs et des intox.
On ne peut pas répondre à cette question dans un pays où les insultes deviennent sa langue officielle.
Certes, personne ne détient la vérité, on ne sait pas qu’est ce qui se passe dans les coulisses, cependant il y a une seule  vérité,  c’est que nous vivons dans un pays où règnent l’hypocrisie, la bassesse, l’opportunisme et le double discours.  
J’espère que chacun entre nous essaye de surmonter son égoïsme  et ne pas oublier que notre enjeu c’est de bâtir un pays fort et résoudre nos problèmes socioéconomiques.

mardi 31 janvier 2012

Est-ce que le RCD veut jouer la carte de Béji Caid Essebsi??


Durant  cette période on ne parle que de Béji Caid Essebsi et de son fameux communiqué. On parle de BCE en tant que le seul sauveur de la Tunisie, il va sauver le pays en nous donnant des leçons de liberté et surtout celle de la liberté de l’expression qui la considère comme la pierre angulaire de toutes les libertés. Les médias et l’opposition ont apprécié l’initiative de BCE tout en oubliant que ce dernier était pendant 9 mois le premier ministre de la république tunisienne.

Le retour de BCE mais surtout les réactions positives de la part de la majorité des partis politiques, de la société civile et une partie  du peuple m’ont poussé à poser la question suivante comment un dictateur et un homme de répression comme BCE peut sauver un pays après une révolution de la liberté et de la dignité ? Ma surprise suite à ces réactions positives m’a incité à établir le bilan du gouvernement de BCE à plusieurs niveaux.

Le passé de notre futur sauveur en termes des libertés ne peut que confirmer que ce monsieur est loin d’être le défenseur de nos libertés. En effet, Samir Feriani  a été arrêté suite à la publication des articles où il a dénoncé la destruction de l’archive du ministère de l’intérieur, toutes les manifestations anti-gouvernement  ont été sauvagement réprimées, les journalistes qui couvraient la répression policière ont été tabassé ajoutant que le gouvernement de BCE a essayé de poursuivre en justice le juge Farhat Rajhi suite à des déclarations où il a averti sur l’importance du rôle politique joué par kamel Ltaeif l’ancien ami de Ben Ali.

Sur le plan sécuritaire le bilan est aussi négatif pourtant notre cher BCE a voulu imposé la notion du « prestige de l’Etat ». La période de son gouvernance est marquée par l'instauration des couvre-feux dans la majorité des régions tunisiennes avec des prolongations successives de l’état d’urgence, de plus les routes ont été coupée quotidiennement par des sittineurs et les actes violentes des « salafistes » sont nombreuses  comme celle  constatée devant le cinéma Afric’Art.

Quant à la coupure avec le  régime de Ben Ali BCE n’a pas hésité à la nomination de Hbib Essid à la tête du ministère de l’intérieur. Sans oublier la nomination  des personnes impliquées dans la mort des martyrs de la révolution notamment les martyrs de kasserine et Thala à des postes de responsabilité. Je ne pense pas que le peuple et les partis politiques qui ont apprécié l’initiative de BCE ont oublié comment Saida Agrebi a pu quitter le pays sous prétexte que le ministère de la justice avait une charge de travail énorme. De ce fait, la lenteur des procès, la libération et la fuite des symboles de l’ancien régime n’était qu’une preuve de l’absence d’une  volonté chez le gouvernement pour le démantèlement du système de Ben Ali.

Arrivant à l’économie il faut mentionner qu’on a fini l’année avec un taux de croissance très faible, BCE n’a pas hésité à s’endetter sans prendre en considération les conséquences de ce genre des décisions sur les générations futures tout en envoyant des dossiers presque vides pour le rapatriement des fonds de Ben Ali et de ses proches.

Je suis contre les théories du complot mais ceci ne m’empêche pas à poser la question sur la relation entre le retour de BCE et celui  des rcdistes et mettre le peuple devant deux choix soit les rcdistes soit les islamistes surtout avec la multiplication des actes de violence des salafistes durant cette période. (sit-in à la faculté de la Manouba, agression des étudiants et des journalistes ect)

Certes le bilan du gouvernement actuel n’est pas positif mais BCE est loin d’être le sauveur de notre pays. Le seul qui peut sauver le pays c’est le peuple.

dimanche 29 janvier 2012

L’anarchisme : l’ordre sans pouvoir


Pourquoi je donne ma voix à des personnes qui ne seront pas fidèles à leurs principes ? Pourquoi je délègue mon pouvoir à des personnes qui vont abuser du pouvoir pour réaliser leurs propres intérêts ? Pourquoi dans une démocratie quand je fais partie de la minorité je dois subir les conséquences des décisions de la majorité même si leurs choix sont contre mes principes ?

Toute ces questions me poussent  à mettre en cause la démocratie tel qu’elle est appliquée actuellement et je peux pas par conséquent la considérer comme un mécanisme idéal pour protéger les intérêts de tout un chacun.
Dans une démocratie on peut passer d’un pays islamiste libéral à un pays communiste pour revenir une autre fois à l’islamisme ou bien d’un pays capitaliste à un pays socialiste et le peuple doit subir les conséquences de ces mutations. A titre d’exemple dans un pays musulman on peut passer d’un régime qui interdit le voile à un régime qui le rend obligatoire tout en étant un pays démocrate où le peuple choisit librement son gouvernement.

De plus chacun entre nous est unique, l’unicité se manifeste sur le plan biologique, psychique, anthropique (deux personnes face à la même situation ne réagissent pas de la même façon), et même culturel  certes on partage des valeurs communes mais chacun a sa propre personnalité, sa manière de pensé, ses propres points de vue …. D’où l’impossibilité qu’une personne peut représenter une autres dans la totalité des situations.

Un être humain n’a pas besoin de tutelle pour lui imposer ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas, l’être humain ne doit pas apprendre ce que les hommes au pouvoir veulent lui imposer comme idées car l’être humain ne dois pas s’aligner avec les orientations idéologiques de n’importe qu’elle autre personne c’est lui qui doit réfléchir et forme sa propre vision de la vie.

Pourquoi le peuple ne s’autogère pas, sans faire recours à des tutelles qui décident de son destin, le peuple doit se débarrasser de toutes formes de pouvoir politique. Personnellement je veux que moi-même exerce le pouvoir et non pas des élus qui ne représentent que eux-mêmes. D’où la notion de l’anarchie qui est loin d’être le synonyme du chaos mais plutôt c'est le rejet de toutes formes de pouvoir.

Certains pensent que l’anarchisme passe nécessairement par le communisme personnellement je ne suis pas d’accord avec cette idée car le communisme ne peut en aucun cas nous amener à l’anarchisme, je pense que l’anarchisme nécessite une conscience de l’importance de l’être humain et de ses capacités à gérer ses affaires personnelles et les affaires de son pays sans aucune délégation du pouvoir et nécessite une confiance en soi. L’anarchisme aussi impose la responsabilité de tout le peuple pour  atteindre l’ordre sans aucune domination de qui que ce soit.

Le peuple tunisien a fait preuve pendant les 3 jours qui succédaient le départ de Ben Ali que l’anarchisme est possible contrairement à ce que plusieurs personnes disent. On a vu le respect mutuel, l’union du peuple, la solidarité sans qu’il y a eu un gouvernement. Le désordre et les conflits ont eu lieu le jour où ils ont commencé à parler de la composition du gouvernement.


vendredi 23 décembre 2011

Pourquoi on oblige le peuple à se taire quand nous sommes au pouvoir?


Aujourd’hui Je veux adresser ma parole à tous les partis politiques tunisiens sans exception qui à chaque fois manifestent un  grand amour au pouvoir et une énorme indifférence quant aux préoccupations de leur peuple.

En étant un parti politique dans l’opposition, les manifestations, les sit-in et toutes les formes de protestation que ce soit pacifiques  ou non sont toutes légitimes et justifiées. Cette position change et ces mêmes protestataires deviennent des traitres une fois le parti politique fait partie du gouvernement même si les réclamations restent sans réponse.

Commençant par Ennahdha le parti majoritaire qui a utilisé tous les moyens pour se protester contre son exclusion de la vie politique dans les années 90, passant par le CPR qui a soutenu toutes les manifestations et les sit-in sans exception depuis le 14 janvier et même avant, arrivant au PDP qui ne cesse de manifester sa sympathie quant au sit-in du bardo1 après son échec relatif dans les dernières élections.
Ces mêmes partis et d’autre voient les choses autrement lorsqu’ils sont au pouvoir.

Le PDP quant il a fait partie du gouvernement de Mohamed Ghanouchi, celle qui contient des ministres rcdistes a été contre Kasbah1 et Kasbah2, de même pour le CPR et Ennahdha qui a chaque fois veulent nous montrer que la majorité des sit-in sont non justifiés et pire encore ne sont pas spontanés.

A ce niveau je me pose la question, pourquoi à chaque fois on oblige le peuple à se taire quand nous sommes au pouvoir. Un peuple désespéré, qui vit dans la misère et l’injustice, un peuple qui est prêt à se suicider, un peuple traité comme un enclave pour que les entreprise étrangères soit satisfaites, un peuple qui vit dans le bassin minier et qui est susceptible d’être atteint par le cancer et qu’il n’a pas  le droit de travailler dans ces établissements qui causent sa mort, un peuple qui doit toujours donner à ce pays sans contre partie.
J’espère alors qu’un jour un de nos politiciens au lieu de demander de cesser ces manifestations, rassurent les gens en leur disant qu’ils vont mobiliser tous les moyens possibles pour éviter les causes menant une personne à se contester.

Ils doivent passer à l’action pour montrer leur bonne foi, car les appels aux trêves sans aucune garantie  ne vont pas aboutir à aucun résultat et il ne faut surtout pas passer aux menaces car il s’agit du même peuple qui a manifesté  juste après le fameux «  حزم بكل » de Ben Ali.

Donc s’il vous plait pensez aux malheurs de votre peuple tout en ayant dans votre esprit la volonté de l’aider, ce peuple qui a en marre de responsabilités sans avoirs aucun droit, durant toute sa vie il n’a connu que les devoirs.

Ces devoirs continuent avec le nouveau gouvernement, ce dernier est en train de suivre  les traces des ses prédécesseurs, car le peuple encore une fois  doit accepter les conditions misérables de travail sans aucune protestation, le peuple doit être content par le nouveau gouvernement, le peuple doit accorder du temps au gouvernement, le peuple doit participer au financement de la caisse nationale par un prélèvement de 4 jours de salaires, le peuple doit aller à la Libye  et risquer sa vie pour chercher un boulot.

Cher gouvernement ce pauvre peuple veut sentir une seule fois que ce pays peut lui donner quelque chose, il a tout donné même sa vie pour enfin être traité d’irresponsable quand il exprime son mécontentement. 

mercredi 30 novembre 2011

Ennahdha a mal compris qu’est ce que ça veut dire la Démocratie


Les élections représentent l’un des mécanismes le plus important de la démocratie, puisque à travers les urnes le peuple va choisir ses représentants qui seront au pouvoir pour gouverner le pays ou/et rédiger les lois de la république.

Théoriquement les élections qui doivent être transparentes, libres et démocrates sont le seul moyen pour assurer la paix sociale, puisque c’est le peuple qui a choisi ses représentants. Mais les protestations qui s’amplifient avec le temps en Tunisie après les élections mettent  en cause l’efficacité  de ces dernières et par la suite de la démocratie comme solution pour satisfaire les attentes de la majorité du peuple.

En effet, en Tunisie le parti conservateur pour ne pas dire islamiste Ennahdha a remporté les élections avec 37% des voix et 41% des sièges, et puisqu’elle n’a pas la majorité absolue, Ennahdha a essayé de s’allier avec les autres forces politiques à savoir le CPR et FDTL. Après les négociations avec ces partis, Ennahdha se dit majoritaire et essaie avec les moyens possibles d’accaparer tous les pouvoirs (législatif et exécutif). Tout en oubliant que presque 60 % des votants sont en désaccord avec son idéologie, notamment en ce qui concerne la séparation entre l’Etat et la religion et tout en oubliant aussi que presque 35% des électeurs n’ont aucun député pour les représenter dans l’assemblée et dans le gouvernement.

La deuxième constatation concerne le discours des responsables d’Ennahdha, ces derniers  ne cessent de s’exprimer  en tant que propriétaires  du pays, et chacun d’entre eux parle des décisions qui seront prises,  si comme si, ils sont en train de donner des instructions à leurs enfants tout en oubliant qu’ils s’adressent à un peuple qui n’accepte plus la tutelle de n’importe quel parti surtout en ce qui concerne leurs affaires personnelles.

Ennahdha a oublié également qu’elle n’est  qu’un parti politique qui doit gouverner le pays afin d’assurer le bien être du peuple et non pas pour imposer leurs points de vue personnels.

Si un parti politique qui se dit victime d’une dictature et qui a eu la chance de gagner les élections ne prend pas en considération la volonté d’une partie importante du peuple ceci me pousse à poser la question suivante : Est ce qu’il s’agit d’un défaut au niveau de la démocratie qui permet à un parti d’être au pouvoir et par conséquent il peut intervenir dans le destin du pays et du peuple ou c’est la faute d’Ennahdha qui n’a pas encore compris qu’est ce que ça veut dire la démocratie qui impose le respect de la minorité ?

Personnellement j’opte pour la deuxième proposition car non seulement Ennahdha ne représente pas  la majorité mais aussi elle ne cesse de provoquer « L’OPPOSITION ».


vendredi 25 novembre 2011

Les femmes tunisiennes : Qu’est ce qu’elles cherchent ?


Depuis  l’indépendance la femme  tunisienne constitue un sujet de préoccupation des politiciens.  En effet,  Bourguiba a œuvré pour son émancipation,  Ben Ali de sa part s’est profité de ses acquis dans sa propagande politique.
Aujourd’hui, Nahdha, le parti conservateur tunisien est au pouvoir, elle ne cesse de rassurer les tunisiens quant aux acquis de la femme. Cependant ceci n’a pas empêché certains à s’inquiéter de son avenir particulièrement en ce qui concerne les droits introduits dans le code du statut  personnel ainsi que quelques libertés tels que celle vestimentaires.  
Certes,  la lutte pour défendre les droits déjà acquis est indispensable, surtout avec l’apparition des comportements de la part de certains tunisiens qui menacent ces libertés, mais le plus important et le plus urgent pour moi c’est de résoudre les vrais problèmes des femmes tunisiennes qui souffrent pour qu’elles puissent vivre avec dignité.
Les femmes tunisiennes qui travaillent avec des salaires médiocres dans les usines et qui sont obligées de prendre le transport en commun. Elles sont harcelées  sexuellement dans leur travail et dans les moyens de transport.
Les filles tunisiennes qui quittent  l’école pour travailler comme des bonnes chez les familles aisées en contre partie d’un salaire qui sera remboursé à leurs pères.
Les femmes tunisiennes qui travaillent dans les champs,  le temps où leurs époux sont en train de passer leurs journées sans rien faire.
Les femmes de ménages qui supportent la fatigue et les insultes pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et trouver de quoi manger.
Sans oublier les prostituées qui sont  généralement des femmes pauvres qui ont besoin de l’argent. Elles sont les victimes de leurs milieux notamment leurs familles (mauvaise éducation, mauvais entourage, etc.), ce qui leurs poussent à  exercer le métier le plus méprisé par la société.
Il faut améliorer la situation de ces femmes non pas uniquement  par des lois mais plutôt il faut faire des efforts pour changer les mentalités et je trouve que c’est le rôle de la société civile.