samedi 29 août 2020

Quelques conseils pour créer votre entreprise

 70% des créateurs d’entreprise connaissent au moins une difficulté au moment de la création de l'entreprise


Voici les 5 conseils pour réussir la création d’une entreprise

1-Construire un business plan efficace et convaincant.

2-Anticiper les besoins de financement de l’entreprise par l’élaboration d’un plan de trésorerie prévisionnel : estimer combien d’argent l’entreprise va encaisser et décaisser sur une période de temps donnée.

3- Choisir le statut juridique le plus approprié pour votre entreprise en tenant compte de plusieurs paramètres tel que le statut social le plus approprié pour le dirigeant.

4- Aborder la rédaction des statuts avec beaucoup de vigilance. Une mauvaise rédaction des statuts peut coûter cher à long terme.

5- Se faire accompagner par un expert lors des phases clefs de la création d’entreprise. Les critères importants pour choisir le bon expert sont ses compétences techniques et sa capacité à définir une offre sur mesure.

source mejriaccountingfirm

samedi 28 juillet 2018

L’expert-comptable en Tunisie est un professionnel de confiance


La profession d’expert-comptable  en Tunisie est réglementée par la loi n°88-108 du 18 août 1988 et par le code des devoirs professionnels.
 L’Ordre des Experts-Comptables Tunisien est celui qui définit les conditions d’accès à la profession, ainsi que les conditions d’exercice. 


Le diplôme d’expert-comptable se décroche après un bac +8: obtenir un diplôme supérieur de comptabilité (Bac + 5), réussir l’examen national du certificat d’études supérieures de Révision Comptable (épreuves écrites et orales) et réaliser un stage de 3 ans en cabinet d’expertise comptable. À l’issue du stage, réussir une épreuve de synthèse et présenter un mémoire.



La formation de l’expert comptable ainsi que le cadre réglementaire de la profession contribuent à apporter aux clients la confiance, la sécurité, la fiabilité et l’efficacité dont ils ont besoin.

Source: https://www.facebook.com/Expertcomptablesousse/

mardi 16 octobre 2012

Tunisiana Web Awards, ou comment mobiliser toute la toile avec une petite compétition


Je n’ai pas pu m'empêcher de donner mon avis sur l’évènement qui s'est passé il  y a quelques jours. C'est le Tunisiana Web Awards, et contrairement à mes articles précédents celui-ci est un article des compliments.
Les marques sont de plus en plus conscientes de l'importance des réseaux sociaux ou plutôt de l’importance des  leaders d'opinion sur les réseaux sociaux en d'autres mots des influents. De ce fait ils sont en continuelle quête des meilleurs techniques et  moyens pour mieux contrôler leur e-réputation tout en profitant  du potentiel  de ces influents.
Tunisiana en une seule action a pu mobiliser tous ces influents pour créer un buzz sans précédent. L’idée est très simple une petite compétition  entre les leaders d'opinion sur  les réseaux sociaux dont  l’enjeu n’est pas aussi important (un smartphone, un trophée et un bisou de la part de kenza Fourati). Les gens qui ont préparé cet évènement  connaissent très bien la nature de la relation entre les différents blogueurs qui se caractérise par une petite jalousie où chacun se croit le meilleur ou encore des conflits entre certains d’entre eux. Donc ils ont joué sur ce point et je pense qu’ils ont réussi.
En effet, après la nomination des candidats la plupart d’entre eux ont entamé une campagne « électorale »  où ils ont demandé à leurs fans qui se comptent  par milliers de voter pour eux, et du coup on a passé toute une semaine ou plus où tout le monde sur la toile ne parle que de cet évènement organisé par Tunisiana.
Un autre point, à mon avis, qui a contribué à la réussite de cet évènement c’est que parmi les organisateurs on trouve les amis des candidats qui sont eux aussi des blogueurs, ce qui a crée un climat de confiance entre eux et à susciter les candidats  à faire un effort supplémentaire pour réussir cet évènement.
Certes, Tunisiana a voulu récompenser les meilleurs blogueurs et encourager les autres à s’exprimer, mais aussi elle a voulu profiter de leur notoriété.
Cet évènement montre qu’il faut bien profiter des avantages offerts par les réseaux sociaux et dépasser la simple présence par une petite publicité sur ces sites ou par un petit bonjour adressé aux abonnés de la page facebook ou le compte tweeter, en proposant de nouvelles idées qui ne coûtent pas grande chose mais qui peuvent apporter beaucoup à la marque.
Personnellement j’ai trop apprécié l’initiative, Tunisiana a pu se distinguer par rapport  à ses concurrents, elle a montré qu’elle peut créer de la valeur avec une idée simple mais bien étudiée.
Enfin, j’espère que cette action aura un effet positif sur le chiffre d’affaire de l’entreprise, car je pense que cet argument reste  le meilleur pour convaincre les dirigeants de l’entreprise à refaire cet évènement.





dimanche 15 avril 2012

Qu’est ce qui se passe en Tunisie ?


La situation en Tunisie est de plus en plus floue, on a commencé par l’initiative de BCE et des ex rcdistes en passant par la répression du ministère de l’intérieur pour finir avec les « milices » d’Ennahdha. La question que je pose chaque jour, qu’est ce qui se passe réellement en Tunisie, mais malheureusement je n’arrive pas à répondre à cette question.
On ne peut pas répondre à cette question avec un gouvernement qui, jour après jour, montre qu’il est incapable de gérer la situation du pays, un gouvernement qui trouve dans l’accusation des opposants une solution pour s’échapper de sa responsabilité.
On ne peut pas répondre à cette question avec une opposition comme la nôtre, une opposition qui n’a pas hésité à assister à l’initiative des rcdistes, une opposition qui a montré dans ses congrès qu’elle n’est pas démocrate, une opposition qui ne cherche que son propre bien.
On ne peut pas répondre à cette question avec une élite qui au lieu d’améliorer le niveau des débats ne cesse de le rendre plus médiocre, une élite qui partage les rumeurs et qui encourage la bassesse, une élite hypocrite qui prétend défendre les droits de l’homme mais en réalité elle ne défend que les droits de ses semblables.
On ne peut pas répondre à cette question avec toutes ces mascarades dans l’assemblée constituantes et  avec des députés irresponsables.
On ne peut répondre à cette question avec des médias qui sont loin d’être crédibles et objectifs, des médias qui n’hésitent pas à diffuser des rumeurs et des intox.
On ne peut pas répondre à cette question dans un pays où les insultes deviennent sa langue officielle.
Certes, personne ne détient la vérité, on ne sait pas qu’est ce qui se passe dans les coulisses, cependant il y a une seule  vérité,  c’est que nous vivons dans un pays où règnent l’hypocrisie, la bassesse, l’opportunisme et le double discours.  
J’espère que chacun entre nous essaye de surmonter son égoïsme  et ne pas oublier que notre enjeu c’est de bâtir un pays fort et résoudre nos problèmes socioéconomiques.

mardi 31 janvier 2012

Est-ce que le RCD veut jouer la carte de Béji Caid Essebsi??


Durant  cette période on ne parle que de Béji Caid Essebsi et de son fameux communiqué. On parle de BCE en tant que le seul sauveur de la Tunisie, il va sauver le pays en nous donnant des leçons de liberté et surtout celle de la liberté de l’expression qui la considère comme la pierre angulaire de toutes les libertés. Les médias et l’opposition ont apprécié l’initiative de BCE tout en oubliant que ce dernier était pendant 9 mois le premier ministre de la république tunisienne.

Le retour de BCE mais surtout les réactions positives de la part de la majorité des partis politiques, de la société civile et une partie  du peuple m’ont poussé à poser la question suivante comment un dictateur et un homme de répression comme BCE peut sauver un pays après une révolution de la liberté et de la dignité ? Ma surprise suite à ces réactions positives m’a incité à établir le bilan du gouvernement de BCE à plusieurs niveaux.

Le passé de notre futur sauveur en termes des libertés ne peut que confirmer que ce monsieur est loin d’être le défenseur de nos libertés. En effet, Samir Feriani  a été arrêté suite à la publication des articles où il a dénoncé la destruction de l’archive du ministère de l’intérieur, toutes les manifestations anti-gouvernement  ont été sauvagement réprimées, les journalistes qui couvraient la répression policière ont été tabassé ajoutant que le gouvernement de BCE a essayé de poursuivre en justice le juge Farhat Rajhi suite à des déclarations où il a averti sur l’importance du rôle politique joué par kamel Ltaeif l’ancien ami de Ben Ali.

Sur le plan sécuritaire le bilan est aussi négatif pourtant notre cher BCE a voulu imposé la notion du « prestige de l’Etat ». La période de son gouvernance est marquée par l'instauration des couvre-feux dans la majorité des régions tunisiennes avec des prolongations successives de l’état d’urgence, de plus les routes ont été coupée quotidiennement par des sittineurs et les actes violentes des « salafistes » sont nombreuses  comme celle  constatée devant le cinéma Afric’Art.

Quant à la coupure avec le  régime de Ben Ali BCE n’a pas hésité à la nomination de Hbib Essid à la tête du ministère de l’intérieur. Sans oublier la nomination  des personnes impliquées dans la mort des martyrs de la révolution notamment les martyrs de kasserine et Thala à des postes de responsabilité. Je ne pense pas que le peuple et les partis politiques qui ont apprécié l’initiative de BCE ont oublié comment Saida Agrebi a pu quitter le pays sous prétexte que le ministère de la justice avait une charge de travail énorme. De ce fait, la lenteur des procès, la libération et la fuite des symboles de l’ancien régime n’était qu’une preuve de l’absence d’une  volonté chez le gouvernement pour le démantèlement du système de Ben Ali.

Arrivant à l’économie il faut mentionner qu’on a fini l’année avec un taux de croissance très faible, BCE n’a pas hésité à s’endetter sans prendre en considération les conséquences de ce genre des décisions sur les générations futures tout en envoyant des dossiers presque vides pour le rapatriement des fonds de Ben Ali et de ses proches.

Je suis contre les théories du complot mais ceci ne m’empêche pas à poser la question sur la relation entre le retour de BCE et celui  des rcdistes et mettre le peuple devant deux choix soit les rcdistes soit les islamistes surtout avec la multiplication des actes de violence des salafistes durant cette période. (sit-in à la faculté de la Manouba, agression des étudiants et des journalistes ect)

Certes le bilan du gouvernement actuel n’est pas positif mais BCE est loin d’être le sauveur de notre pays. Le seul qui peut sauver le pays c’est le peuple.

dimanche 29 janvier 2012

L’anarchisme : l’ordre sans pouvoir


Pourquoi je donne ma voix à des personnes qui ne seront pas fidèles à leurs principes ? Pourquoi je délègue mon pouvoir à des personnes qui vont abuser du pouvoir pour réaliser leurs propres intérêts ? Pourquoi dans une démocratie quand je fais partie de la minorité je dois subir les conséquences des décisions de la majorité même si leurs choix sont contre mes principes ?

Toute ces questions me poussent  à mettre en cause la démocratie tel qu’elle est appliquée actuellement et je peux pas par conséquent la considérer comme un mécanisme idéal pour protéger les intérêts de tout un chacun.
Dans une démocratie on peut passer d’un pays islamiste libéral à un pays communiste pour revenir une autre fois à l’islamisme ou bien d’un pays capitaliste à un pays socialiste et le peuple doit subir les conséquences de ces mutations. A titre d’exemple dans un pays musulman on peut passer d’un régime qui interdit le voile à un régime qui le rend obligatoire tout en étant un pays démocrate où le peuple choisit librement son gouvernement.

De plus chacun entre nous est unique, l’unicité se manifeste sur le plan biologique, psychique, anthropique (deux personnes face à la même situation ne réagissent pas de la même façon), et même culturel  certes on partage des valeurs communes mais chacun a sa propre personnalité, sa manière de pensé, ses propres points de vue …. D’où l’impossibilité qu’une personne peut représenter une autres dans la totalité des situations.

Un être humain n’a pas besoin de tutelle pour lui imposer ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas, l’être humain ne doit pas apprendre ce que les hommes au pouvoir veulent lui imposer comme idées car l’être humain ne dois pas s’aligner avec les orientations idéologiques de n’importe qu’elle autre personne c’est lui qui doit réfléchir et forme sa propre vision de la vie.

Pourquoi le peuple ne s’autogère pas, sans faire recours à des tutelles qui décident de son destin, le peuple doit se débarrasser de toutes formes de pouvoir politique. Personnellement je veux que moi-même exerce le pouvoir et non pas des élus qui ne représentent que eux-mêmes. D’où la notion de l’anarchie qui est loin d’être le synonyme du chaos mais plutôt c'est le rejet de toutes formes de pouvoir.

Certains pensent que l’anarchisme passe nécessairement par le communisme personnellement je ne suis pas d’accord avec cette idée car le communisme ne peut en aucun cas nous amener à l’anarchisme, je pense que l’anarchisme nécessite une conscience de l’importance de l’être humain et de ses capacités à gérer ses affaires personnelles et les affaires de son pays sans aucune délégation du pouvoir et nécessite une confiance en soi. L’anarchisme aussi impose la responsabilité de tout le peuple pour  atteindre l’ordre sans aucune domination de qui que ce soit.

Le peuple tunisien a fait preuve pendant les 3 jours qui succédaient le départ de Ben Ali que l’anarchisme est possible contrairement à ce que plusieurs personnes disent. On a vu le respect mutuel, l’union du peuple, la solidarité sans qu’il y a eu un gouvernement. Le désordre et les conflits ont eu lieu le jour où ils ont commencé à parler de la composition du gouvernement.


vendredi 23 décembre 2011

Pourquoi on oblige le peuple à se taire quand nous sommes au pouvoir?


Aujourd’hui Je veux adresser ma parole à tous les partis politiques tunisiens sans exception qui à chaque fois manifestent un  grand amour au pouvoir et une énorme indifférence quant aux préoccupations de leur peuple.

En étant un parti politique dans l’opposition, les manifestations, les sit-in et toutes les formes de protestation que ce soit pacifiques  ou non sont toutes légitimes et justifiées. Cette position change et ces mêmes protestataires deviennent des traitres une fois le parti politique fait partie du gouvernement même si les réclamations restent sans réponse.

Commençant par Ennahdha le parti majoritaire qui a utilisé tous les moyens pour se protester contre son exclusion de la vie politique dans les années 90, passant par le CPR qui a soutenu toutes les manifestations et les sit-in sans exception depuis le 14 janvier et même avant, arrivant au PDP qui ne cesse de manifester sa sympathie quant au sit-in du bardo1 après son échec relatif dans les dernières élections.
Ces mêmes partis et d’autre voient les choses autrement lorsqu’ils sont au pouvoir.

Le PDP quant il a fait partie du gouvernement de Mohamed Ghanouchi, celle qui contient des ministres rcdistes a été contre Kasbah1 et Kasbah2, de même pour le CPR et Ennahdha qui a chaque fois veulent nous montrer que la majorité des sit-in sont non justifiés et pire encore ne sont pas spontanés.

A ce niveau je me pose la question, pourquoi à chaque fois on oblige le peuple à se taire quand nous sommes au pouvoir. Un peuple désespéré, qui vit dans la misère et l’injustice, un peuple qui est prêt à se suicider, un peuple traité comme un enclave pour que les entreprise étrangères soit satisfaites, un peuple qui vit dans le bassin minier et qui est susceptible d’être atteint par le cancer et qu’il n’a pas  le droit de travailler dans ces établissements qui causent sa mort, un peuple qui doit toujours donner à ce pays sans contre partie.
J’espère alors qu’un jour un de nos politiciens au lieu de demander de cesser ces manifestations, rassurent les gens en leur disant qu’ils vont mobiliser tous les moyens possibles pour éviter les causes menant une personne à se contester.

Ils doivent passer à l’action pour montrer leur bonne foi, car les appels aux trêves sans aucune garantie  ne vont pas aboutir à aucun résultat et il ne faut surtout pas passer aux menaces car il s’agit du même peuple qui a manifesté  juste après le fameux «  حزم بكل » de Ben Ali.

Donc s’il vous plait pensez aux malheurs de votre peuple tout en ayant dans votre esprit la volonté de l’aider, ce peuple qui a en marre de responsabilités sans avoirs aucun droit, durant toute sa vie il n’a connu que les devoirs.

Ces devoirs continuent avec le nouveau gouvernement, ce dernier est en train de suivre  les traces des ses prédécesseurs, car le peuple encore une fois  doit accepter les conditions misérables de travail sans aucune protestation, le peuple doit être content par le nouveau gouvernement, le peuple doit accorder du temps au gouvernement, le peuple doit participer au financement de la caisse nationale par un prélèvement de 4 jours de salaires, le peuple doit aller à la Libye  et risquer sa vie pour chercher un boulot.

Cher gouvernement ce pauvre peuple veut sentir une seule fois que ce pays peut lui donner quelque chose, il a tout donné même sa vie pour enfin être traité d’irresponsable quand il exprime son mécontentement. 

mercredi 30 novembre 2011

Ennahdha a mal compris qu’est ce que ça veut dire la Démocratie


Les élections représentent l’un des mécanismes le plus important de la démocratie, puisque à travers les urnes le peuple va choisir ses représentants qui seront au pouvoir pour gouverner le pays ou/et rédiger les lois de la république.

Théoriquement les élections qui doivent être transparentes, libres et démocrates sont le seul moyen pour assurer la paix sociale, puisque c’est le peuple qui a choisi ses représentants. Mais les protestations qui s’amplifient avec le temps en Tunisie après les élections mettent  en cause l’efficacité  de ces dernières et par la suite de la démocratie comme solution pour satisfaire les attentes de la majorité du peuple.

En effet, en Tunisie le parti conservateur pour ne pas dire islamiste Ennahdha a remporté les élections avec 37% des voix et 41% des sièges, et puisqu’elle n’a pas la majorité absolue, Ennahdha a essayé de s’allier avec les autres forces politiques à savoir le CPR et FDTL. Après les négociations avec ces partis, Ennahdha se dit majoritaire et essaie avec les moyens possibles d’accaparer tous les pouvoirs (législatif et exécutif). Tout en oubliant que presque 60 % des votants sont en désaccord avec son idéologie, notamment en ce qui concerne la séparation entre l’Etat et la religion et tout en oubliant aussi que presque 35% des électeurs n’ont aucun député pour les représenter dans l’assemblée et dans le gouvernement.

La deuxième constatation concerne le discours des responsables d’Ennahdha, ces derniers  ne cessent de s’exprimer  en tant que propriétaires  du pays, et chacun d’entre eux parle des décisions qui seront prises,  si comme si, ils sont en train de donner des instructions à leurs enfants tout en oubliant qu’ils s’adressent à un peuple qui n’accepte plus la tutelle de n’importe quel parti surtout en ce qui concerne leurs affaires personnelles.

Ennahdha a oublié également qu’elle n’est  qu’un parti politique qui doit gouverner le pays afin d’assurer le bien être du peuple et non pas pour imposer leurs points de vue personnels.

Si un parti politique qui se dit victime d’une dictature et qui a eu la chance de gagner les élections ne prend pas en considération la volonté d’une partie importante du peuple ceci me pousse à poser la question suivante : Est ce qu’il s’agit d’un défaut au niveau de la démocratie qui permet à un parti d’être au pouvoir et par conséquent il peut intervenir dans le destin du pays et du peuple ou c’est la faute d’Ennahdha qui n’a pas encore compris qu’est ce que ça veut dire la démocratie qui impose le respect de la minorité ?

Personnellement j’opte pour la deuxième proposition car non seulement Ennahdha ne représente pas  la majorité mais aussi elle ne cesse de provoquer « L’OPPOSITION ».


vendredi 25 novembre 2011

Les femmes tunisiennes : Qu’est ce qu’elles cherchent ?


Depuis  l’indépendance la femme  tunisienne constitue un sujet de préoccupation des politiciens.  En effet,  Bourguiba a œuvré pour son émancipation,  Ben Ali de sa part s’est profité de ses acquis dans sa propagande politique.
Aujourd’hui, Nahdha, le parti conservateur tunisien est au pouvoir, elle ne cesse de rassurer les tunisiens quant aux acquis de la femme. Cependant ceci n’a pas empêché certains à s’inquiéter de son avenir particulièrement en ce qui concerne les droits introduits dans le code du statut  personnel ainsi que quelques libertés tels que celle vestimentaires.  
Certes,  la lutte pour défendre les droits déjà acquis est indispensable, surtout avec l’apparition des comportements de la part de certains tunisiens qui menacent ces libertés, mais le plus important et le plus urgent pour moi c’est de résoudre les vrais problèmes des femmes tunisiennes qui souffrent pour qu’elles puissent vivre avec dignité.
Les femmes tunisiennes qui travaillent avec des salaires médiocres dans les usines et qui sont obligées de prendre le transport en commun. Elles sont harcelées  sexuellement dans leur travail et dans les moyens de transport.
Les filles tunisiennes qui quittent  l’école pour travailler comme des bonnes chez les familles aisées en contre partie d’un salaire qui sera remboursé à leurs pères.
Les femmes tunisiennes qui travaillent dans les champs,  le temps où leurs époux sont en train de passer leurs journées sans rien faire.
Les femmes de ménages qui supportent la fatigue et les insultes pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et trouver de quoi manger.
Sans oublier les prostituées qui sont  généralement des femmes pauvres qui ont besoin de l’argent. Elles sont les victimes de leurs milieux notamment leurs familles (mauvaise éducation, mauvais entourage, etc.), ce qui leurs poussent à  exercer le métier le plus méprisé par la société.
Il faut améliorer la situation de ces femmes non pas uniquement  par des lois mais plutôt il faut faire des efforts pour changer les mentalités et je trouve que c’est le rôle de la société civile.

samedi 24 septembre 2011

Est ce que la dette est indispensable pour notre pays ???


Est-ce que nous avons besoin d’aides extérieures sous forme de dettes ? Une question dont la réponse est très difficile même impossible,  pour la simple raison que nous les citoyens et même les experts  nous n’avons pas les informations nécessaires et exactes qui nous permettent d’avoir une idée sur la situation financière du pays et ceci à cause de l’absence de la transparence et la difficulté  d’accès à  l’information quelque soit l’importance de cette dernière,  et par conséquent le peuple devient incapable de critiquer certaines décisions prises par le gouvernent.

Malgré cette carence en matière d’informations économiques, j’ai la certitude  que le recours à la dette pose plusieurs problèmes,  peut être le plus important c’est la mise en place d’une nouvelle forme de colonisation,  car un pays libre doit être indépendant de tout engagement envers n’importe quel autre pays ou organisme ; le problème en question est celui  de notre souveraineté nationale.

La dette publique risque d’hypothéquer le pays et non pas uniquement cette génération qui va payer le prix d’une telle décision mais aussi les générations futures.

De plus cette dette  va rendre notre croissance économique limitée dans le temps, car une partie importante du budget national va être consacrée au remboursement de la dette ainsi que les intérêts qui en découlent au détriment des investissements et aux recherches scientifiques qui selon moi les seuls qui vont nous permettre d’évoluer et avoir une place importante dans le monde.

Le plus grave dans tous ça c’est que cette décision est généralement prise d’une manière unilatérale sans recours au dialogue avec les parties prenantes et par conséquent la chance de trouver la solution optimale est ratée.

Parmi les actions que je propose afin de trouver des solutions en matière de financement de l’Etat est de maximiser les efforts pour récupérer notre argent auprès des banques étrangère ces efforts peuvent êtres par les voies diplomatiques ou encore par les médias. Par exemple pendant les conférences de presse suite aux événements internationaux, les hauts responsables doivent aborder le sujet de l’argent gelé aux pays étrangers. De plus l’Etat doit récupérer tous les biens et les avoirs  des personnes qui ont profité de l’ancien régime pour créer leurs propres fortunes, et doit faire des redressements fiscaux afin de recouvrer les impôts  non payés par les entreprises.

A long terme L’Etat doit mettre en place des politiques qui encouragent l’investissement et la production et non pas la consommation, il faut doubler l’effort pour chercher des ressources naturelles et exploiter celles renouvelables, il faut mettre en place des mécanismes afin de lutter contre la corruption et il faut prendre des mesures très sévères quant au non payement des impôts.

La dette peut être une solution à un problème  à court terme mais en même temps elle va causer d’autres plus importants à moyen et à long terme. Pour moi la dette c’est exactement comme la drogue elle peut nous calmer pour une certaine période mais en fin de compte elle ne peut qu’à nuire à notre santé causant ainsi des maladies très graves et même la mort c’est pour cette raison j’ai participé aujourd’hui avec d’autres blogueurs pour lutter contre la dictature de la dette.



mercredi 21 septembre 2011

Marre de la langue de bois !


Depuis la révolution nos politiciens ne cessent de dire les mêmes mots à chaque fois où ils ont la possibilité d’intervenir  dans les médias à savoir la liberté, la  justice, la dignité, l’égalité, les objectifs de la révolution …..

Ces termes séduisants ont été utilisés aussi dans leurs programmes électoraux chose que j’apprécie beaucoup. Cependant si nous allons faire un regard récapitulatif sur leurs positions nous allons bien constater que ces notions ont été utilisé juste pour nous manipuler 

Nous allons commencer par la liberté, ils nous disent par exemple qu’ils vont garantir la liberté d’expression mais nous devons faire très attention et éviter de critiquer le gouvernement car ça peut engendrer le chao  

Ils nous disent qu’ils vont garantir l’égalité entre homme et femme et pour montrer leur bonne foi la nouvelle loi électorale oblige la parité dans les listes. Cependant rare sont les femmes tête de liste

Ils nous disent qu’ils vont garantir le droit de manifester, mais nous devons apporter avec nous des cartes où se sont mentionné les lignes rouges que nous ne devons pas les dépasser, pire encore ils n’ont pas contesté le prolongement de l’état d’urgence qui interdit les rassemblements et les manifestations.

Ils nous disent que l’indépendance de la justice est capitale mais aucun des partis politiques n’a réclamé un procès équitable pour  Samir Feriani

Ils nous disent que le pouvoir suprême est celui de la loi que nous devons tous le respecter mais on trouve des partis politiques qui continuent  leur campagne publicitaire malgré l’existence d’une loi interdisant cette publicité.

Ils nous disent qu’il faut contrôler les ressources financières des partis pour lutter contre la corruption et identifier les sources de financement, mais non seulement sont  rares les partis politiques ayant publié le résultat de leur audit  financier, ces  partis sont les plus pauvres.

Ils nous disent qu’ils vont garder le premier article de la constitution de 1959 quand on leur pose la question sur  la séparation entre l’Etat et la religion afin d’augmenter le nombre des sympathisants  sans pour autant assumer leurs positions quant à la laïcité

Toutes ces constatations me rendent inquiète au sujet de l’avenir politique de notre pays  car les politiciens  agissent encore dans l’intérêt  personnel cherchant ainsi le pouvoir et l’argent  au détriment de l’intérêt du pays et du peuple.

J’entends souvent que l’hypocrisie est indispensable dans la politique et je pense que c’est le moment où nos politiciens doivent passer d’un discours et des actions manipulateurs  à des discours où règne la sincérité visant ainsi  l’intercompréhension. En d’autres termes ils doivent éviter la langue de bois tout en suivant une éthique politique non pas celle qui peut protéger les malfaiteurs mais plutôt une éthique qui protège les droits du peuple.

samedi 10 septembre 2011

Notre constitution sera-t-elle entre les mains des footballeurs ????


Personne ne peut nier le droit de tous les citoyens tunisiens de se présenter aux prochaines élections de l’assemblée constituante. Mais  ce qui est remarquable c’est le nombre des candidats. En effet, à part les 110 partis politiques,  le nombre des indépendants ne cesse d’augmenter jour après jour dépassant ainsi les  1500 listes, me donnant autant l’impression que le peuple tunisien était  tellement frustré pendant un demi siècle qu’il ne peut pas se contrôler devant la première occasion obtenue pour se présenter aux élections.

Ce constat a poussé plusieurs personnes à s’inquiéter quant au déroulement du  vote. Cette inquiétude je la trouve légitime car l’électeur n’aura pas le temps, ni pendant la campagne pour connaître le projet de chaque candidat, ni le jour même des élections où il se trouvera devant plus que 80 listes afin de choisir la bonne selon lui.

C’est vrai que le nombre important des candidats m’inquiète surtout que l’ISIE n’a pas encore dévoilé la manière avec laquelle nous allons élire. Cependant,  ce qui m’inquiète le plus c’est les candidats eux-mêmes notamment les sportifs et plus précisément les footballeurs.

Pendant les dernières décennies le régime a utilisé tous les moyens pour que le peuple ne s’intéresse qu’au football s’éloignant ainsi  des  vrais problèmes du pays,  et du coup tous les médias mettent en valeur le football et nos stars sont principalement des joueurs, pendant que nos penseurs et nos philosophes sont en exil.  Chose qui a poussé certains partis politiques de se profiter de la notoriété de ces joueurs en les mettant en tête de leurs listes.

Je suis toujours contre la discrimination, mais en même temps je suis pour la spécialisation où chacun doit exploiter ses compétences dans un domaine bien précis, pour qu’il puisse exceller dans son travail. Surtout que cette fois-ci  l’enjeu est très important il s’agit de l’écriture de la constitution,  notant que certains ont critiqué l’idée de l’élection d’une assemblée  constituante car elle va être composée  par des politiciens qui ne sont pas experts  en la matière, que dire alors lorsqu’il y a parmi les candidats des footballeurs.

Comme je suis contre la discrimination, nos joueurs peuvent tenter leur chance  aux prochaines élections législatives où ils peuvent représenter leurs collègues dans la chambre des députés afin de défendre leurs intérêts en proposant par exemple la dépénalisation totale de la consommation des drogues. Mais pardonnez moi, je n’arrive pas a vous voir en train de discuter les articles de la constitution.


dimanche 7 août 2011

Si j’étais à la place de Beji Caid Essebsi je démissionne


Je démissionne car après 7 mois du départ de Ben Ali nous somme toujours en état d’urgence

Je démissionne car le taux de croissance économique ne cesse de se dégrader

Je démissionne car le nombre des chômeurs augmente jour après jour

Je démissionne car il y a pénurie de quelques produits indispensables


Je démissionne  car nos juges sont incapables  de juger les corrompus et les assassins  


Je démissionne car Samir Feriani est encore dans la prison alors que les criminels sont libres

Je démissionne car la police réprime et tabasse les manifestants

Je démissionne car les prisonniers sont torturés

Je démissionne car un journaliste est écarté suite à une interview avec le directeur général de la sécurité


Je démissionne car un journalistes comme Salah el Hajja est encore fidèle à lui même en terme de tbandir même après une révolution de dignité 



Je démissionne car en 2011 existe encore des chaines de télévision comme Hannibal Tv avec son « Be3eth el 9anet » qui n’hésite pas à manipuler les gens  pauvres et naïves

Je démissionne car les jeunes de Botzaris dorment encore dans les rues

Je démissionne car un émigré tunisien est brulé dans les geôles françaises sans aucune intervention du gouvernement

Je démissionne car  à l’âge de 85 ans je préfère passer le ramadhan tranquille avec mes petits enfants

dimanche 24 juillet 2011

Faire une thèse en Tunisie


Tu es passionné par la recherche scientifique, tu as excellé dans tes études, tu veux publier tes recherches dans des revues scientifiques, tu veux faire une carrière d’un enseignant chercheur. Tu n’a qu’un seul choix: faire un mastère de recherche qui va te permettre de s’inscrire dans des études doctorales.

Une fois inscrit, après la période de la préparation du projet de thèse qui peut durer toute une année et même plus où tu vas vivre toutes les souffrances d’un chômeur,  tu te sens soulagé, tu te trouves de nouveau avec la fameuse carte d’étudiant et  tu te donnes à fond pour avancer dans la thèse.

Mais être étudiant à l’âge de 26 ou 27 ans sans aucune source de financement (bien sûr a part tes parents) ce n’est pas aussi facile, évidemment, si tu es quelqu’un qui ne veut pas vivre comme les parasites.
En Tunisie, pour avoir une bouse tu dois être pauvre même très pauvre, et si tu es chanceux tu vas signer un contrat ou bien un demi contrat renouvelable chaque année durant quatre ans. Donc chaque année tu vas vivre le même stress. Pour cette année notre cher ministère a interdit le recrutement des enseignants contractuels notant que toutes les universités ont ouvert cet été des concours sur dossier pour le recrutement.


Un communiqué comme celui-ci ne peut que désencourager les doctorants.

Je me demande, quand notre cher ministère va s’intéresser aux jeunes chercheurs, ce n’est pas uniquement pour le bien de ces derniers mais surtout pour le bien de la Tunisie, quand vont-ils  être convaincu qu’ils doivent consacrer un budget respectable pour la recherche scientifique et que ce budget doit être distribué d’une manière équitable et bien étudiée,  quand vont-ils  multiplier les laboratoires et les unités de recherche, quand vont-ils  comprendre que ces jeunes ont le droit de vivre avec dignité et de rêver, notre cher ministère doit comprendre qu’avec une telle situation les thésards  vont quitter leur pays, ils doivent comprendre qu’il s’agit d’un investissement très rentable.

Notre pays a besoin d’une grande volonté politique pour avancer les choses dans ce domaine, il s’agit d’un problème de mentalité qui doit être résolu le plus tôt possible si nous voulons être Pioneer et avoir des compétences dans toutes les spécialités.




jeudi 14 juillet 2011

Quand Samir Feriani sera libéré ???

على إثر تعمد مجموعات متطرفة القيام بتحركات احتجاجية الغاية منها الحدّ من الحريات الفردية واقترانها باعتداءات على المواطنين وعلى الممتلكات الخاصة والعامة وتهديدهم بمواصلة هذه التحركات غير المشروعة، تُذكّر وزارة الداخلية بأنها لن تتوانى عن تطبيق القانون حيال كل محاولات المساس بأمن المواطنين وبالحريات وبمبادئ ومكاسب الثورة التونسية.



En lisant ces phrases j’avais l’impression que notre ministère de l’intérieur va devenir le garant de nos libertés mais surtout de notre révolution. Je me suis dit nous sommes en train de réaliser les objectifs de la révolution et que les sacrifices de nos martyrs et blessés ont enfin abouti aux résultats souhaités. Cependant et après quelques secondes je me suis dit mais non tu te trompes il s’agit ici du même ministère qui est derrière l’arrestation et la torture du haut fonctionnaire de la police SAMIR FERIANI (http://www.tuniscope.com/index.php/web-tv/2474/alias) car tout simplement il a cru comme moi qu’on a eu une révolution et par conséquent nous devons tous parler des dérives qui ont eu lieu avant et après le départ de Ben Ali dans un objectif de bâtir un pays où règne la transparence et la clarté avec une relation de confiance entre les gouverneurs et le peuple.

Suite à cette incidence je me suis posé plusieurs questions :

Est-ce que la Tunisie est la propriété de quelques personnes qui doivent être toujours protégé par l’Etat, et qui ont le droit de tout faire tout en gardant une immunité contre tous types de responsabilisation ?

Quand vont-ils comprendre que la Tunisie est le pays de tous les tunisiens et que ces derniers ont le droit de savoir ce qui se passe dans les coulisses ?


Quand vont-ils arrêter ce déphasage entre ce qu’ils disent et ce qui se passe réellement,  avant ils nous ont cassé la tête avec l’Etat de droit aujourd’hui ils intègrent sans ou avec occasion le terme révolution dans leurs discours pour légitimer leurs actions ?


Quand vont-ils arrêter les accusations de type atteinte à la sécurité du pays, le devoir de réserve, diffamation ect  quand quelqu’un nous parle des vrais problèmes du pays ?


Quand vont-ils arrêter les atteintes à l’intégrité physique et psychiques des personnes ?


Quand vont-ils arrêter les arrestations sauvages ?


Quand on va avoir justice dans ce pays ?


Quand les partis politiques et la société civile vont faire une marche pour la liberté de Samir Feriani ?

Quand Samir Feriani sera libéré ?



jeudi 30 juin 2011

Le film de Nadia el Fani entre la liberté d’expression et le respect de l’autre


On parle beaucoup de la liberté d’expression mais aussi on parle beaucoup plus des limites de cette liberté. La question qui se pose,  qui a le pouvoir et le droit pour définir ces limites ?  Est-ce que c’est  la religion, ou bien la société, ou bien les lois en vigueur, ou bien nous-mêmes ou encore c’est l’ensemble de tout ça.
Souvent  on dit que notre liberté s’arrête là où commence la liberté des autres. Mais ici, je me pose la question : est ce que c’est aussi évident de savoir que notre liberté va déranger l’autre ?
On parle aussi de la liberté responsable. Pareil, je me pose la question : est ce que c’est évident de prévenir certaines réactions suite à nos actes ou bien nos dits ?
Je pose ces questions car l'existence d'une violence intellectuelle et physique en Tunisie montre qu’on ne connait pas l’autre tunisien. On ne connait pas ses convictions, ses principes, ses valeurs et ses croyances. 
Donc comment peut-on éviter les actes de barbarie de certains tunisiens suite aux provocations comme celles du film « ni allah ni maître » de la réalisatrice tunisienne Nadia el Fani . Comment peut-on vivre dans une société où règne le respect mutuel ?
Ce qui c’est passé en Tunisie montre l’existence des conflits idéologiques entre les différentes catégories de la société, ces conflits se manifestent par  des relations du mépris où chaque groupe se considère comme le meilleur et détenant de la vérité.
Ce qui c’est passé en Tunisie est le résultat d’un demi siècle sans aucun échange d’idées, d’opinions et de points de vue, d’un demi siècle avec un seul parti qui décide de notre vie.  Il nous manque du dialogue, un dialogue  qui vise une certaine entente et intercompréhension. Mais aussi un dialogue qui va nous permettre d’établir nous-mêmes les normes qui vont gouverner notre vie sans qu’aucun groupe n’exerce une pression ou manipulation sur l’autre. 
Enfin, j’espère que les tunisiens du 21ème siècle soient comme leurs ancêtres qui ont vécu ensemble malgré leurs différences donnant ainsi l’exemple d’un peuple tolérant faisant face à toute sorte de discorde et de division.

vendredi 17 juin 2011

Mon histoire avec le voile


Je porte le voile depuis  février 2004, plusieurs raisons m’ont poussé à prendre cette décision, peut être la plus importante c’était ma conviction que le port du voile est une obligation dans notre religion.  J’avais cette conviction depuis mon adolescence.  Néanmoins, la chose qui m’a toujours empêché à le porter  c’étais la peur : une peur d’un avenir flou où les femmes voilées ont moins de chance pour trouver un boulot,  mais essentiellement une peur du régime qui interdit cet habillement dans les lieux publics et qui le considère comme un signe d’une  appartenance politique.  Donc c’était un choix qui allait poser un problème au niveau professionnel, social et légal.

Mais à un certain moment j’ai surmonté ces peurs et j’ai décidé de le porter, je dois avouer  que la décision n’était pas aussi facile et j’ai trop hésité, car une telle décision est une responsabilité, dans la mesure où, je dois donner une bonne image sur l’Islam et sur les  femmes voilées.
Après une certaine période cette hésitation a  disparu, car le hijab m’a rendu plus à l’aise, il s’agit d’un sentiment du bien être que je ne peux pas expliquer ni ses origines ni ses manifestations.
Ce bien-être c’était ma réponse sur la question des gens qui demandent pourquoi je porte le voile et qui le considère comme un signe de rétro et de soumission.  Cette question avec tous mes respects n’a pas de sens car depuis  l’antiquité l’être humain cherche toujours quelque chose pour  le culte afin de satisfaire son besoin de spiritualité et faire face à des situations dont certaines sont immaîtrisables  telle que la mort, les catastrophes naturelles ect.  C’est pour cette raison je n’arrive pas à croire qu’il y a des athées car chacun entre nous a son propre dieu.

Porter le voile ne veut pas dire être un ange au contraire je suis un être humain susceptible de commettre des fautes comme toutes les personnes, peut être la seule différence c’est que le voile délimite un peu mes libertés au niveau de mes comportements (chose qui ne me dérange pas)  mais jamais ceci peut influencer  mes pensées.

Pour finir je veux dire que le port du voile doit être un choix personnel, jamais le voile était un repère pour juger les personnes et j’espère que les relations entre voilées et non voilées soit une relation du respect mutuel 

samedi 11 juin 2011

Pourquoi je ne fais plus confiance aux partis politiques


Avant le 14 janvier j’étais passionnée par la politique, mais celle des pays étrangers notamment le Liban, la France et l’Egypte, car tout simplement nous n’avions pas une vie politique en Tunisie.
La politique dans mon pays se réduit à un seul parti qui détient le pouvoir, et quelques autres qui sont toujours d’accord avec le gouvernement.
Les vrais opposants je ne les connais pas, car la majorité d’entre eux ont vécu dans l’exil et les autres n’avaient pas le droit de mener leurs activités librement et bien sûr n’avaient pas un accès facile aux médias nationaux.
En deux mots nous avons vécu avec un tyran, des bénis oui-oui et des opposants absents.
Ce tyran a quitté le pays sous la pression de la rue même si quelques médias essaient toujours  de marginaliser le rôle du peuple. Moi, par contre, je crois à cette version car des pays comme les USA veulent toujours nous faire croire que se sont eux qui dirigent tout le monde. Ce départ m’a donné l’espoir qu’on aura enfin une vie politique digne de suivi. J’ai réfléchi même à s’adhérer à un parti politique qui reflète mes convictions et mes idées. Mais malheureusement je me suis rendu compte  que Je ne veux ni ne peux aliéner ma vie pour la politique car même avec les 100 partis existants actuellement aucun d’entre eux ne peut me représenter.
En effet, je ne peux pas limiter mes pensées à une idéologie ou un programme bien précis, je veux être libre dans mes avis et mes critiques, je peux être d’accord avec un ou plusieurs partis dans deux ou trois points mais jamais dans la totalité de  leurs idées.
Je ne peux pas m’adhérer ou même voter pour un parti politique car ils ont montré qu’ils ont du talent en matière d’hypocrisie chose inacceptable pour moi, évidente chez les politiciens, ils ne cherchent que leur propre intérêt suivant le principe tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces.
Je ne peux pas m’adhérer ou même voter pour des partis politiques, qui à chaque fois montrent qu’ils sont incapables de résoudre les problèmes du pays et se limitent à publier des communiqués  sans la proposition des solutions concrètes.
Je ne peux pas m’adhérer ou même voter pour des partis politiques qui parlent au nom de l’islam et qu’ils ont des relations d’amitié et de coopération avec les ennemis de l’islam
Je ne peux pas m’adhérer ou même voter pour des partis politiques qui se disent protecteurs de la liberté et critiquent des déclarations qui peuvent éclaircir l’opinion public sous prétexte que ce genre de propos peuvent engendrer le chao.
Je ne peux pas m’adhérer ou même voter pour des partis politiques car depuis que je suis intéressée par la politique en Tunisie je suis plus convaincu que jamais que le peuple est plus mature que les politiciens et du coup il n’a pas besoin des tuteurs pour l’encadrer et le diriger.
Mais il faut dire que ma décision finale à été prise suite à la réunion du premier ministre avec les partis politiques où ces derniers étaient tous contents par l’intervention de BCE, annonçant ainsi le retour des bénis oui-oui mais surtout des applaudissements ainsi que la disparition de toute forme d’opposition.
 Après cinq mois du départ de Ben Ali je me suis rendu compte que j’étais débile et naïve lorsque j’ai cru que la situation en Tunisie va s’améliorer mais j’ai oublié que ZABA a laissé derrière lui un héritage très pourri y compris certains de ses opposants et du coup j’ai décidé de retirer ma confiance aux partis politiques qui sont incapables de diriger un peuple aussi intelligent comme le notre. 



jeudi 26 mai 2011

Nous sommes encore sous la dictature du ZABA


Au nom du terrorisme, de la diffamation et du porno  Ben Ali a pu censurer la majorité des sites internet, mais surtout nous a privé de notre liberté d’expression, il a réussi à nous faire taire en appliquant des lois et en faisant recours à la magistrature c'est-à-dire tout est fait dans les règles de l’art.  Cette situation a poussé les jeunes activistes à prendre le risque et se protester contre l'injustice réclamant plus de libertés ainsi que l’enlèvement  totale de la censure. Ces jeunes ont réussi à se débarrasser du tyran en récupérant tous leurs droits entre autre l’accès libre à l’information sans aucune surveillance de l’Etat.

Aujourd’hui des avocats et des juges qui se considèrent comme nos tuteurs ne cessent de limiter ces libertés par des procès contre la diffamation tel que le cas de l’informaticien Ahmed Daoud ou des procès pour la fermeture des sites qui, selon eux ayant une influence négative sur nos enfants, ces juristes continuent à déposer des plaintes en  oubliant que les lois en vigueur ont été mises en place pour protéger le dictateur et non pas la Tunisie et le peuple tunisien qui a montré à tout le monde qu’il est responsable et sait très bien ses limites. De ce fait ces pratiques n’ont qu’une seule conséquence le retour de la dictature mais avec une nouvelle forme.

Même si je peux comprendre ce comportement puisque ces gens ont vécu un demi siècle sous une dictature et ne peuvent pas s’adapter à la démocratie, je n’arrive pas à comprendre pourquoi ils ne respectent pas les sacrifices de leurs compatriotes et leur droit de choisir leurs manières de vivre. Ils doivent comprendre que nous n’avons pas  les mêmes principes, les mêmes visions et on ne défend pas  les mêmes causes.

Enfin je veux dire que la censure est techniquement impossible donc ces avocats non seulement ils essaient de limiter les libertés déjà acquises ils sont en train d’orienter l’opinion public vers des affaires déjà arrangées au moment où le pays et le peuple doivent faire face à des défis qui s’imposent tel que la date des élections ainsi que l’aide du G8. Donc je vous prie d’épargner tous vos efforts pour  trouver des preuves contre tous les corrompus afin de récupérer tous nos argents sans être obligé à ce genre d'aides auprès des pays qui ne cherchent pas  notre bien.

jeudi 12 mai 2011

Je fête mon anniversaire en pleurant la Tunisie



 Je pleure la Tunisie car il y a des tunisiens, qui après une grande

 réflexion ont décidé que le peuple  ne mérite pas la démocratie et

 la liberté d'expression, en oubliant qu’ils sont en train de parler du

 même peuple qui a sacrifié la vie de ses jeunes pour que nous

 puissions jouir de la liberté et de la démocratie.

Je pleure la Tunisie car après 4 mois de la révolution nous vivons le retour de la censure et de la répression, et là je me suis posé la question est ce qu’il nous faut 300 martyrs chaque 3 mois pour qu’on puisse vivre 2 mois de liberté ?
Je pleure la Tunisie car il y a des tunisiens qui sont contents par des lois qui limitent nos libertés et qu’ils sont prêts à sacrifier cette liberté en oubliant que nos martyrs ont fait une révolution de dignité et non pas des ventres.
Je pleure la Tunisie car les opportunistes ont réussi  à nous diviser et à pousser nos jeunes à casser et à brûler la Tunisie, je me demande ils sont où les tunisiens unis qui ont protégé leurs quartiers et leur pays juste après le départ de ZABA, pourquoi ils ont oublié ces trois jours où nous étions solidaires et prêts à mourir, pourquoi ils ont oublié comment ils ont pu faire face aux dangers des milices et des snipers sans réclamer le retour de ZABA qui implique le retour de la sécurité.
Je pleure la Tunisie car après 4 mois de la révolution de dignité on remarque le retour de "Tbandir" par des pseudos journaliste qu’ils se considèrent comme les élites de la société
Je pleure la Tunisie car les médias ont réussi à manipuler l’opinion publique en diffusant des faux débats pour cacher les vrais problèmes de la Tunisie.
Je pleure la Tunisie car j’étais déçu par l’opportunisme et l’hypocrisie des politiciens soit disant protecteurs  des libertés fondamentales de l'être humain.
Je pleure la Tunisie car certains de nos jeunes blogueurs se considèrent comme la crème de la société et ont le droit de mépriser leurs compatriotes.
Je pleure la Tunisie car nous avons donné notre confiance à des personnes qui ne méritent pas cette confiance.
Enfin je ne peux pas être pessimiste espérant qu’un jour nous puissions vivre dans une Tunisie ou règne les libertés et la démocratie  où tous les citoyens se respectent, et je pense que le premier défis ça sera les élections qui auront lieu le 24 juillet.